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Crystal video2.png Alice au Pays des Merveilles
Alice au Pays des Merveilles in Wonderland Disney 1951 affiche poster.png
Réalisé parClyde Geronimi, Wilfred Jackson
& Hamilton Luske
Écrit parWinston Hibler, Ted Sears, Bill Peet, Erdman Penner, Joe Rinaldi,
Milt Banta, William Cottrell,
Dick Kelsey, Joe Grant, Dick Huemer, Del Connell, Tom Oreb
& John Walbridge
Année1951
Introduit/e/s dansLe Chapelier Fou
Personnages liésAlice
Le Chapelier Fou
La Reine de Cœur
Le Lapin Blanc
Le Chat du Cheshire
La Chenille géante
Tweedledee
Tweedledum
Le Lézard
Les Mome Raths
Le Charpentier
Le Lièvre de Mars
Le Dodo

Alice au Pays des Merveilles (Alice in Wonderland), est le 17ème long métrage d'animation et le 13ème « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1951, ce film est l'adaptation du roman de Lewis Carroll, Les Aventures d'Alice au Pays des Merveilles (Alice's Adventures in Wonderland, 1865) et de sa suite, De l'Autre Côté du Miroir (Through the Looking Glass, 1871).

L'œuvre de Lewis Carroll possède un long parcours au sein des studios Disney : c'est avec la série Alice Comedies, une adaptation très libre du livre mêlant animation et prises de vues réelles, que Walt Disney débute sa carrière à Hollywood en 1923. Par la suite, plusieurs projets reprennent le concept ou l'histoire d'Alice. À la fin des années 1930, avec le succès de Blanche-Neige et les Sept Nains, Disney décide d'en tirer un long métrage. Il pense d'abord reprendre le principe animation/prises de vues réelles avec Mary Pickford mais la Seconde Guerre mondiale force les studios à repousser le projet. Celui-ci est relancé au milieu des années 1940, avec le succès de Mélodie du Sud (1946) mais les problèmes liés à l'adaptation de l'œuvre de Carroll incitent Disney à se tourner vers l'animation pure.

À sa sortie, le film n'attire pas le public escompté qui, soutenu par la presse, critique les libertés prises avec l'œuvre originale. Au sein du studio, les créateurs du film, dont Walt Disney, estiment également que le film ne répond pas à leurs attentes. Par la suite, le film trouve le succès auprès d'une partie des étudiants des années 1960, ceux de la mouvance hippie. Malgré ses nombreux problèmes, le film gagne avec le temps son statut de « classique ». En 2010, une suite lui a été donnée, réalisée par Tim Burton, mélangeant prises de vues réelles et images de synthèse, intitulée également Alice au Pays des Merveilles.

Récap completModifier

Dans un parc, une jeune fille prénommée Alice, juchée sur un arbre, écoute de manière distraite sa sœur lui faire une leçon d'histoire tout en jouant avec son chat Dinah. Elle rêve d'un monde plein de divagation où seuls des livres d'images existeraient. Elle évoque ce monde imaginaire en chanson, allongée dans un champ de pâquerettes. C'est alors que surgit un lapin blanc vêtu d'une veste et portant une montre. Il se plaint d'être en retard et entre dans un terrier, suivi par Alice qui souhaite se joindre à la fête. Elle tombe dans un trou, sa robe servant de parachute, croisant dans sa descente des meubles et des objets flottant dans l'air…

Une fois en bas, elle se retrouve face à une porte dont la poignée parle. La porte étant trop petite, elle doit boire un flacon étiqueté « Buvez-moi » et rapetisse suffisamment pour pouvoir l'emprunter. Mais, ayant oublié la clé sur la table, elle doit manger un biscuit sur lequel est inscrit « Mangez-moi » qui la fait grandir exagérément. Exaspérée par ces changements d'état, elle se met à pleurer et inonde la salle. Elle boit à nouveau une gorgée au flacon dans lequel, à nouveau minuscule, elle tombe avant d'être entraînée par le flot de larmes par le trou de la serrure. Elle se retrouve alors en pleine mer et croise un dodo qui, une fois sur le bord de la plage, chante et fait danser de manière saugrenue des animaux marins. Le Lapin blanc apparaît alors, naviguant sur son parapluie, avant de s'enfoncer dans la forêt.

Toujours à sa poursuite, Alice rencontre Tweedle Dee et Tweedle Dum. Les jumeaux l'invitent à rester avec eux pour une simple question de politesse et lui racontent une histoire pour l'avertir des méfaits de la curiosité : celle des huîtres, du Morse et du Charpentier. Au bord d'une plage, le Morse et le Charpentier devisent sur la vie, le Charpentier voulant balayer le sable de la plage, le Morse préférant manger. Le Charpentier ayant découvert un banc de jeunes huîtres, le Morse lui propose d'en faire leur dîner. Afin de les amadouer, il les convie contre l'avis de leur mère à une balade et un goûter. Tandis que le Charpentier construit à la hâte un restaurant de bric et de broc, le Morse entraîne les huîtres avec sa canne simulant un fifre, tel le Joueur de flûte de Hamelin. Mais alors que le Charpentier apporte les condiments, il s'aperçoit avec fureur que le Morse ne l'a pas attendu pour toutes les gober. Ils se lancent alors dans une course-poursuite que même la nuit n'interrompt pas. Alice rétorque qu'elle n'est pas une huître et que la morale des jumeaux ne la concerne donc pas. Ils entament alors une seconde histoire, celle du père François, qui se solde par le départ en catimini d'Alice.

À la sortie du bois, elle tombe sur la maison du Lapin blanc qui, la prenant pour sa gouvernante Marianne, lui demande d'aller chercher ses gants. Dans la chambre du Lapin, elle ouvre une boite avec des biscuits qui font grandir et en mange un. Devenue brusquement géante, elle détruit la maison. Effrayé par ce qu'il croit être un monstre, le Lapin blanc requiert l'aide du Dodo qui passait par là. Celui-ci propose de sortir Alice par la cheminée. Inopinément arrive Bill le lézard ramoneur portant une échelle. Ce dernier ne voulant pas extraire le « monstre », le Dodo le pousse dans la cheminée. La suie fait éternuer Alice et Bill s'envole dans les airs. Le Dodo propose ensuite de brûler la maison et rassemble tous les meubles pour en faire du bois. Alice décide de manger ce qui lui passe sous la main, à savoir une carotte cueillie dans le potager du Lapin. L'aliment fait effet et Alice rapetisse au point de passer par une échancrure de la porte, se lançant à nouveau à la poursuite du Lapin toujours en retard.

Traversant un champ de fleur, elle découvre des papillons-tartines-beurrées qui se posent sur une feuille puis un « hippocampapillon ». Les fleurs l'accueillent avec amabilité et décident de chanter une chanson mais, n'arrivant pas à se mettre d'accord, la rose rouge propose Un matin de mai fleuri. Alice est conviée à se joindre au concert. La chanson terminée, les fleurs demandent à Alice sa variété mais le genre humain ne leur étant pas connu, elles l'assimilent à du chiendent et l'expulsent.

Une mélopée et des volutes de fumée attirent alors Alice jusqu'à une chenille qui chante, déclame des vers et fume le narguilé juchée sur un champignon. Les volutes prennent la forme des lettres ou des mots qu'elle prononce. Alice et la Chenille entament une conversation philosophique sur ce que l'on est et qui l'on est. Évoquant son problème de petite taille (10 cm), Alice rend la Chenille furieuse car c'est aussi sa taille. Explosant de rage, la Chenille se transforme en papillon et donne un conseil à Alice : un côté du champignon la fera grandir, l'autre rapetisser. Alice s'exécute et grandit jusqu'à dépasser la cime des arbres et déloger un oiseau et son nid. L'oiseau la prend pour un serpent et l'attaque. Pour s'échapper, Alice mange l'autre côté du champignon et, après deux essais, retrouve une taille normale. Elle décide de conserver les morceaux dans son tablier au cas où.

Poursuivant son chemin dans la forêt, elle tombe sur de nombreux panneaux indicateurs. C'est alors qu'apparaît un sourire, puis des yeux et enfin tout un chat-foin (le Chat de Chester). Il chante une chanson sans queue ni tête et répond à Alice, qui cherche son chemin, que le mieux est d'interroger le Chapelier toqué ou le Lièvre de mars, en indiquant des directions opposées. Suivant son propre chemin, Alice tombe sur la maison du Chapelier où une fête de « non-anniversaire » a lieu. Le Chapelier, le Lièvre de mars et le Loir l'invitent à prendre le thé, à fêter son non-anniversaire et à leur raconter son histoire. Mais la folie de ses hôtes provoque de nombreuses péripéties sans qu'Alice ne puisse boire ou raconter son histoire. C'est alors que le Lapin blanc survient. Le Chapelier informe ce dernier que sa montre retarde et se propose de la réparer à sa manière. Après avoir enlevé les rouages, dents et ressorts, le Chapelier y met du sel, du beurre, du thé, du sucre, de la confiture, du citron (mais pas de moutarde !). La montre devenue folle est calmée par le Lièvre de mars qui l'écrase avec un maillet. Les deux compères jettent ensuite le Lapin blanc hors de la maison, aussitôt suivi par Alice.

Perdue au beau milieu de la forêt de Tulgey, Alice découvre des animaux plus bizarres les uns que les autres dont des oiseaux-marteaux et des oiseaux-crayons qui fabriquent des panneaux indicateurs lui déconseillant de marcher sur les Mome-raths. Ces derniers, des petites créatures poilues, lui indiquent un sentier rouge traversant la forêt qu'Alice décide de suivre. Mais un chien-balai le fait disparaître. Dans un moment de découragement, Alice, qui pense ne plus pouvoir jamais rentrer chez elle, prend conscience de ses erreurs. La curiosité est un défaut, sa sœur l'avait bien prévenue. Le Chat-foin réapparaît alors et lui propose d'aller voir la Reine de cœur, seule à pouvoir lui permettre de rentrer chez elle. Il lui offre même un raccourci, à travers l'arbre sur lequel il est perché.

Alice se retrouve dans les jardins du château, un véritable labyrinthe où des cartes à jouer peignent des rosiers blancs plantés par erreur en rouge, pensant ainsi échapper à la vengeance de la Reine qui a pour habitude de réclamer la tête de ses contradicteurs. Celle-ci survient alors, précédée par un défilé de cartes. Le Lapin blanc fait office de chambellan, présentant la Reine et le Roi de cœur. Après avoir condamné les jardiniers à être décapités, la Reine propose à Alice, dont l'apparence l'intrigue, une partie de croquet. Les arceaux sont des cartes, les maillets des flamants roses et les boules des hérissons. La partie est truquée par les objets qui craignent pour leur tête et, quand c'est au tour d'Alice de jouer, son flamant fait des siennes. Le Chat de Chester apparaît dans le dos de la Reine et s'arrange pour que le flamant qu'elle tient s'accroche dans ses jupes, provoquant sa chute et dévoilant ses dessous. Alors que, de rage, elle prend Alice pour la coupable et demande son exécution, le Roi obtient un procès pour la forme.

Le Lapin énonce les motifs d'inculpation mais la Reine insiste pour que la sentence soit appliquée avant le jugement. Le Roi intervient à nouveau et appelle les témoins à la barre. Le premier est le Lièvre de mars, suivi du Loir et du Chapelier toqué. Le trio entame une chanson de non-anniversaire pour la Reine et lui offre en cadeau un chapeau qui se révèle en fait être le Chat-foin. Le Loir est pris de frayeur et, dans la confusion générale, la Reine est assommée à la place du chat qui se trouvait sur sa tête. Une fois de plus accusée à tort, Alice décide de manger le champignon pour grandir. Mais l'effet est de courte durée et Alice doit fuir dans le labyrinthe, poursuivie par tous les personnages. La course se transforme en danse saugrenue menée par le Dodo puis en parcours du combattant au milieu des tasses sur la table du Chapelier… jusqu'à la porte du début, par la serrure de laquelle Alice se voit endormie au pied de l'arbre. Émergeant de son rêve, elle se réveille et, après un moment de confusion dû à l'apparente incohérence du récit de ses « aventures », sa sœur l'emmène goûter.

Références au cours de la sérieModifier

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