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Plume WIKI Cette page est la transcription de l'épisode Le Sort Noir. Plume WIKI
N'hésitez pas à la compléter ou à corriger la moindre erreur.
Once Upon a Time couverture livre de contes

SCÈNE : Storybrooke. Présent. Henry est à la fenêtre de sa chambre et observe la Tour de l'horloge. Il acquiesce lorsque celle-ci se remet à fonctionner. Mary Margaret, tout comme Emma découvrent l'événement.


Archie : (Archie croise M. Gold en promenade avec son chien) Bonjour. (M. Gold lui répond d'un signe de tête)


SCENE : Storybrooke. Chambre de Henry. Présent. Regina lit le livre d'Henry et découvre qu'il manque des pages.


Regina : (Elle entre dans la chambre d'Henry ) Il manque des pages à ce livre, dis-moi où elles sont.
Henry : C'est un très vieux livre, en quoi ça te dérange ?
Regina : (en colère) Cela me dérange parce que tu me prends pour une Méchante Reine, et ça me blesse, Henry. Je suis ta mère.
Henry : C'est faux et tu le sais.
Regina : Alors c'est qui ? La femme que tu as ramené ici ? Je n'aime pas l'influence qu'elle et ce livre ont sur toi… Heureusement les deux problèmes sont résolus. (Henry cache quelque chose) Quoi encore ? (Regina découvre que la tour de l'horloge se remet à fonctionner avant que Henry s'en aille)


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Regina se trouve en face de la tour de l'horloge. Archie se dirige vers elle avec Pongo.


Archie : Quelle surprise ! On dirait que les vieilles entrailles toutes rouillées se sont remises à fonctionner !
Regina : (Regina se retourne et voit la voiture d'Emma garée sur le bord de la route) Oui, pour une surprise, c'en est une.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Auberge Granny. Emma ouvre et fait entrer Regina dans sa chambre d'hôtel. Celle-ci tient un panier de pommes dans ses mains.


Regina : Vous saviez que le Honeycrisp est le plus robuste et le plus vigoureux de tous les pommiers ? Il peut supporter des températures inférieures à moins vingt degrés et continuer à pousser. Il résiste à toutes les tempêtes. J'en ai un dont je m'occupe depuis que je suis enfant. Et je dois dire que je n'ai jamais rien goûté de plus délicieux que le fruit qu'il produit.
Emma : (Emma prend la pomme que Regina lui tend) Merci.
Regina : Considérez ça comme un cadeau de départ. (Regina lui tend maintenant le panier entier mais Emma ne le prend pas)
Emma : Finalement, je vais rester un peu.
Regina : Je ne suis pas sûre que ce soit une si bonne idée que ça. Henry a déjà assez de problèmes. Votre présence risque de le perturber.
Emma : Malgré tout le respect que je vous dois, le fait que vous m'ayez déjà menacée deux fois en douze heures me donne encore plus envie de rester à Storybrooke.
Regina : Depuis quand les pommes sont une menace ?
Emma : Je suis capable de lire entre les lignes. Tout ce que je veux, c'est m'assurer que tout ira bien pour Henry.
Regina : Tout ira bien, soyez tranquille. Ses petits soucis vont s'arranger. Il est pris en charge à ce niveau là.
Emma : Qu'est-ce que ça veut dire ?
Regina : Ça veut dire qu'il est suivi par un psychiatre. Je gère la situation. Faites-moi confiance, une seule d'entre nous sait ce dont Henry a besoin.
Emma : Oui, je commence à croire que vous avez raison sur ce point là.
Regina : Il est temps de vous en aller.
Emma : Sinon quoi ?
Regina : Ne me sous-estimez pas, Mademoiselle Swan. Vous n'avez aucune idée de ce que je suis capable de faire.


SCÈNE : Royaume enchanté. Passé. Palais royal. La Méchante Reine est au mariage de Blanche-Neige et du Prince Charmant.


Regina : Je jure de réduire à néant votre bonheur. Je jure de le faire quoi qu'il m'en coûte. (Elle se retourne et se dirige vers la porte. Prince Charmant l'interpelle. Il lance son épée sur elle mais elle se dissipe avant qu'elle ne l'atteigne. L'épée vient se planter dans le mur du Palais sombre et la Reine apparaît à l'intérieur d'une salle. Un homme s'approche d'elle en tenant des verres sur un plateau.)
L'homme : Tu désires boire quelque chose ?
Regina : J'ai l'air d'avoir envie d'un verre ?
L'homme : Je voulais simplement me rendre utile. (Il lui tend quand même un verre et elle le prend)
Regina : Merci. (Un visage apparaît dans le miroir derrière eux.)
Le Miroir : C'est une menace terrible que tu viens de proférer. Détruire leur bonheur à tous ? Comment comptes-tu y parvenir ?
Regina : Grâce au Sort noir.
L'homme : Tu es sérieuse, vraiment ?
Le Miroir : Tu disais que tu n'y aurais jamais recours.
L'homme : Tu as fait un pacte quand tu as renoncé à ce sort.
Le Miroir : Tu as conclu un marché.
L'homme : Elle ne sera pas heureuse de te revoir.
Regina : Et alors, depuis quand je me soucie du bonheur de quiconque à part moi ? Va préparer mon attelage. Nous nous rendons à la Forteresse interdite.


SCÈNE : Royaume enchanté. Passé. Forteresse interdite. Le carrosse de la Reine avance dans la neige vers un château noir situé un peu plus loin en hauteur.


Maléfique : Comment te portes-tu, ma chère ? (Regina et Maléfique sont assises devant un cheminée. Une petite licorne noire est à côté de Maléfique.)
Regina : À merveille.
Maléfique : Vraiment ? Si j'étais à ta place, ce serait pour moi un supplice de voir ce flocon de neige aussi heureux et épanoui. Je crois me rappeler que tu avais le même âge qu'elle à l'époque où tu devais te marier, avant qu'elle vienne tout gâcher. Oui, c'est bien ça.
Regina : Oui, je devais avoir à peu près l'âge que tu avais quand cette Belle au Bois Dormant t'a fait mordre la poussière, ma chère Maléfique.
Maléfique : Je m'en suis remise. Et tu feras de même. Du moins, je l'espère.
Regina : Ça suffit, assez plaisanté. Tu sais pourquoi je suis là. Je veux récupérer mon Sort.
Maléfique : Il ne t'appartient plus. Un marché est un marché. Tu me l'as donné en échange de mon Charme du Sommeil.
Regina : Qui n'a pas fonctionné. Un simple baiser a suffit à le rompre. S'il te plaît, rends-moi ce qui m'appartient.
Maléfique : Le Sort noir ? Pourquoi ? Tu sais pourtant que même un sort aussi puissant et maudit que celui-là ne ramène personne d'entre les morts. Tu as pensé à prendre un animal de compagnie ? Ils sont souvent d'un grand réconfort.
Regina : La seule chose qui peut me réconforter est de voir Blanche-Neige souffrir.
Maléfique : Eh bien, c'est sa nuit de noces. Je doute fort qu'elle souffre à l'heure qu'il est.
Regina : J'exige ce sort. Je sais que tu le dissimule dans ce globe.
Maléfique : Je le cache pour le bien de tous, chère amie. À côté de celui ou celle qui a créé cette monstruosité, toi et moi sommes des êtres… recommandables. Qui te l'avait donné, au juste ?
Regina : Peu importe. Cela ne te regarde pas. Rends-le-moi. (Regina se lève et le château tremble.)
Maléfique : Doit-on vraiment en arriver là ?
Regina : Je le crains, malheureusement. (Regina forme une boule de feu et la lance sur Maléfique qui la fait disparaître à l'aide de son sceptre magique. Regina rassemble alors plusieurs armes derrière elle et les dirige vers la licorne.)
Maléfique : Non ! (Maléfique saute devant sa licorne et déjoue une nouvelle fois l'attaque de Regina. La Méchante Reine fait alors tomber le lustre sur Maléfique, l'enserre dedans et l'envoie contre le mur. Regina s'empare du sceptre.)
Regina : L'amour est une faiblesse. Je croyais que tu le savais ?
Maléfique : Si tu veux m'anéantir, vas-y, tue-moi.
Regina : Pourquoi voudrais-je te tuer ? Tu es ma seule amie.
Maléfique : Ce sort est dangereux, renonces-y. Il y a des limites que même toi et moi nous ne devrions pas franchir. (Regina brise le globe sur le bâton, prend le parchemin et le lit.) Quel que soit le pouvoir, il y a toujours un prix un payer. Tu vas provoquer des ravages sans précédent. Ça va laisser un terrible vide tout au fond de toi. Un vide que tu ne parviendras plus jamais à combler.
Regina : Qu'il en soit ainsi. (Regina s'en va.)


SCÈNE : Royaume enchanté. Passé. Regina et d'autres personnages des ténèbres sont rassemblés autour d'un feu, à la lisière d'un bois


Regina : Qui parmi nous en a assez de perdre ? C'est pour cela que je vous ai fait venir. (Regina jette plusieurs objets dans le feu.) Nous allons enfin laisser cette vie misérable derrière nous. Aujourd'hui, nous proclamons la victoire. Et nous partons pour un royaume meilleur. Un royaume où nous pourrons enfin gagner.
La Sorcière aveugle : Et où nous connaîtrons le bonheur ?
Regina : Je vous le garantis. Mais pour cela, vous devez me donner quelque chose. Il faut que les êtres aux âmes les plus noires sacrifient une mèche de leurs cheveux. Vous allez devoir me faire confiance. Parce que si vous refusez, j'userai d'autres moyens. (Regina fait bouger les arbres qui encerclent toutes les personnes autour du feu. Tout le monde panique et lui donne une mèche.) Sage décision. (Elle met les cheveux dans le feu et les arbres reviennent à leur place.) Il ne reste plus qu'à ajouter l'ingrédient final. (L'homme que l'on a vu au château lui tend un coffre. Elle l'ouvre et en sort un cœur.) Un cœur précieux entre tous. Il appartenait à l'étalon que j'avais enfant. Un animal noble dont la mort va nous conduire tous ensemble à la victoire. Que ma terrible colère se déchaîne. (Regina jette le cœur dans le feu et une grosse fumée noire apparaît, puis elle disparaît tout à coup. Quelqu'un rit.)
Le Lutin : Ouais, je sais pas ce que vous avez déchaîne, mais c'était drôle. (Regina transforme le lutin en pierre.)


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Le Lutin est désormais dans le jardin de Regina. Elle cueille des pommes dans son arbre.


Sidney : Le Mirror a encore frappé ! (Un homme tenant fièrement un journal s'approche de Regina. Emma est sur la une.)
Regina : Tu es en retard.
Sidney : Désolé, je voulais te montrer la dernière édition. Et je t'assure que j'ai fais un beau travail de sape contre cette fille.
Regina : C'est pas ce que je t'ai demandé. Qu'est-ce que tu as trouvé sur elle ?
Sidney : Pour tout te dire, pas grand chose. Elle a passé pas mal de temps en familles d'accueil. Et gamine elle a eu des problèmes avec la justice. Mais, impossible d'avoir plus de détails. Depuis, elle se tient à carreau. Elle a pas mal bougé. La seule chose intéressante que j'ai apprise, c'est qu'elle ne tient pas en place.
Regina : Apparemment, ça a changé.
Sidney : Je sais pas si tu le sais, mais elle a eu Henry quand elle vivait à Phoenix. Comment elle a atterri ici ?
Regina : Donc si j'ai bien compris ce que tu me dis, tu n'as aucune information de valeur. Ce qui signifie que tu n'as aucune valeur. Et tu sais ce que je fais des choses qui n'ont aucune valeur pour moi ? Je m'en débarrasse.
Sidney : Je vais creuser un peu plus.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Café Granny. Emma est assise au bar et lit le journal. Elle est sur le point de croquer une pomme mais Ruby lui sert un chocolat chaud.


Emma (à voix basse) : Une inconnue percute un panneau historique.
Ruby : Et voilà.
Emma : Merci. Mais, j'ai pas commandé ça.
Ruby : Oui, je sais. Vous avez un admirateur. (Emma se retourne et voit Graham assit à une table. Elle le rejoint.)
Graham : Ah, vous avez décidé de rester.
Emma : Vous êtes observateur, c'est une bonne chose pour un shérif.
Graham : Bonne nouvelle pour le secteur touristique, mauvaise nouvelle pour les panneaux de la ville. C'était… C'était une plaisanterie. Par rapport au panneau dans lequel vous avez foncé l'autre soir.
Emma : Ecoutez, c'est gentil de m'offrir un chocolat chaud, et je suis impressionnée que vous ayez deviné que je le bois avec de la cannelle parce que très peu de gens aiment ça, mais je suis pas venue ici pour me faire draguer. Alors merci beaucoup, mais vous perdez votre temps. (Emma pose la tasse sur la table.)
Graham : Ça vient pas de moi. (Henry est assit à une autre table et se retourne. Il se lève et s'approche d'eux.)
Henry : Ça vient de moi. J'aime la cannelle moi aussi.
Emma : T'as pas école, toi ?
Henry : Si, j'ai dix ans. Accompagne-moi.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Emma et Henry marchent et traversent une rue.


Emma : Alors, c'est quoi le souci entre ta mère et toi ?
Henry : J'ai pas envie de parler de ça. Mais du sort qu'elle a jeté. Il faut le rompre, et vite. Heureusement, j'ai un plan. Étape numéro un : l'identification. J'ai décidé d'appeler ça l'Opération Cobra.
Emma : Cobra ? Ça a aucun rapport avec les contes.
Henry : Justement, c'est un nom de code. Pour mettre la Reine sur une fausse piste.
Emma : Alors tous les gens d'ici sont des personnages de contes, mais ils sont pas au courant.
Henry : Ils sont ensorcelés. Dans cette ville, le temps s'est arrêté. Jusqu'à ce que t'arrives. (Emma est sur le point de mordre dans la pomme.) Hey ! Où t'as trouvé ça ?
Emma : C'est ta mère qui me l'a donnée. (Henry lui prend des mains et jette la pomme derrière eux.)
Henry : La mange pas !
Emma : D'accord, euh… Alors ils se souviennent pas de leur passé.
Henry : Ils ont pas de souvenir. Tout est très confus pour eux. Demande à n'importe qui de te raconter sa vie et tu verras.
Emma : Donc, depuis des décennies, ces personnes ignorent tout de leur identité, ne vieillissent pas et ne peuvent pas quitter la ville, tout ça à cause d'une Malédiction qui leur a fait perdre la mémoire.
Henry : Tu vois ! T'as tout compris. C'est pour ça qu'on a besoin de toi. T'es la seule personne à pouvoir rompre le sortilège.
Emma : Parce que je suis la fille de Blanche-Neige et du Prince Charmant ?
Henry : Oui. Et maintenant, toi et moi on a un énorme avantage. Ma mère sait pas qui tu es parce que j'ai déchiré la fin du livre. La partie qui parle de toi. (Henry sort une feuille de son sac et la tend à Emma. C'est un dessin de Prince Charmant blessé, tenant un bébé nommé Emma dans ses bras.)
Henry : Tu vois, c'est forcément eux tes parents.
Emma : Écoute, petit…
Henry : Au départ, le héros veut jamais croire qu'il en est un. S'il y croyait, ça ferait pas une très bonne histoire, hein ? Si t'as besoin de preuves, garde ces pages. Lis-les tranquillement mais fais très attention. Laisse surtout pas la Reine les voir. C'est trop dangereux, si jamais elle découvre qui tu es… Ça finira très mal. (Ils arrivent à l'école.) Bon il faut que j'y aille, mais je te rejoins tout à l'heure et on pourra commencer. Je savais que tu finirais par me croire !
Emma : Qui a dit que je te croyais ?
Henry : Pourquoi tu serais encore là sinon ? (Henry cours pour rentrer dans l'école. Mary Margaret se retourne et s'approche d'Emma.)
Mary Margaret : Ça faisait longtemps que je l'avais pas vu sourire.
Emma : J'ai rien fait du tout.
Mary Margaret : Vous êtes restée. Regina, elle sait que vous encore là ?
Emma : Oh oui, elle le sait. D'ailleurs d'où elle sort ? Elle est carrément odieuse. Comment elle a pu être élue ?
Mary Margaret : Elle est maire de la ville depuis aussi longtemps que je m'en souvienne. Personne n'a jamais eu le courage de se présenter contre elle. Elle inspire à tout le mode une forme de… disons de crainte. Et je me demande si j'ai pas aggravé le problème en donnant ce livre à Henry. Maintenant il l'a prend pour la Méchante Reine.
Emma : Et vous, pour qui il vous prend ?
Mary Margaret : Oh, c'est…c'est ridicule.
Emma : Ça peut pas l'être plus que ce qu'il m'a raconté. Dites-moi.
Mary Margaret : Blanche-Neige. Et vous, il croit que vous êtes qui ?
Emma : Je suis pas dans le livre. J'ai un service à vous demander. Regina m'a dit qu'Henry voyait un psy. Vous savez où je pourrais le trouver.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Cabinet du Dr Hopper. Archie est dans son bureau quand Emma entre.


Emma : Bonjour.
Archie : Emma Swan. Justement je… je lisais un article sur vous. Laissez-moi deviner. Vous venez parce que vous souffrez de stress post-traumatique ?… Le diagnostic est gratuit.
Emma : Non, je suis venue vous parler d'Henry.
Archie : Je suis navré. Je ne peux pas vous révéler ce que…
Emma : Non, non, non, bien sûr. En fait, je veux juste savoir une chose. Cette obsession pour les contes, d'où ça peut venir au juste ? Enfin, il croit que tous ceux qui l'entourent sont des personnages de son bouquin. Et c'est… C'est dingue.
Archie : J'espère que vous ne parlez de cette manière devant lui. Je veux dire, le mot dingue est… destructeur sur le plan psychique. Parce que toutes ces histoires… constituent son langage. Il ne sait pas comment exprimer des émotions complexes, alors il les traduit de cette manière. C'est sa façon de communiquer. Et finalement, on pourrait dire que ce livre… l'aide à gérer ses problèmes.
Emma : Mais ça fait à peine un mois qu'on le lui a donné. Est-ce que vous le suiviez déjà avant ça ?
Archie : Euh… En fait, oui.
Emma : Alors c'est Regina, l'origine du problème ?
Archie : Euh… Sa mère est une personne très complexe. Et, euh, au fil des années ses efforts pour se rapprocher d'Henry ont plutôt eu l'effet inverse. Vous devriez peut-être lire son dossier. Euh, vous comprendriez mieux ce que je veux dire. (Archie ouvre un tiroir et un sort un dossier qu'il donne à Emma.)
Emma : Pourquoi vous faites tout ça ?
Archie : Il parle souvent de vous ces temps-ci. Vous êtes importante pour lui.
Emma : Merci.
Archie : Mais, euh, pensez à me le rendre, d'accord ? (Archie ouvre la porte pour faire sortir Emma.) Et, Mademoiselle Swan. Dans l'intérêt de cet enfant, prenez garde à ce que vous dites sur l'univers qu'il s'est créé. Détruire son imagination pourrait être, euh, dévastateur. (Emma s'en va et Archie ferme la porte. Il va vers son téléphone et compose un numéro.) Vous aviez raison. Elle est venue ici. (Regina est de l'autre côté du combiné, dans son bureau.)
Regina : Est-ce qu'elle a pris le dossier ?
Archie : Oui. Comment vous saviez qu'elle allait passer ?
Regina : Parce que c'est moi qui lui ai donné l'idée.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Auberge Granny. Emma est dans sa chambre d'hôtel, assise sur son lit, en train de lire le dossier d'Henry. Quelqu'un frappe à la porte et elle se lève pour aller ouvrir. Graham est sur le seuil de sa porte.


Emma : Tiens, encore vous. Et si vous vous inquiétez pour les petits panneaux « ne pas déranger », je vous rassure tout de suite, je les ai pas touché.
Graham : En fait, je viens vous parler du Dr Hopper. Il semblerait que vous ayez eu une petite altercation avec lui tout à l'heure ?
Emma : Non.
Graham : Ça m'étonnait aussi. Etant donné votre nature conciliante et réservée… D'après lui vous avez demandé à voir le dossier d'Henry. Il a refusé et du coup, vous êtes revenue le voler.
Emma : C'est lui qui me l'a donné.
Graham : L'ennui, c'est que sa version diffère de la votre. Je peux fouiller votre chambre ou… il faut que je demande un mandat ? (Emma le laisse entrer et lui montre le dossier dont les feuilles sont éparpillées sur son lit.) C'est ça que vous cherchez ?
Graham : Oui, merci de votre coopération. Mais, malheureusement, je dois vous arrêter. Encore.
Emma : Vous savez très bien qu'il s'agit d'un coup monté. (Graham menotte Emma.)
Graham : Un coup monté, rien que ça. Et par qui ?


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Regina vers l'endroit où Mary Margaret et sa classe ont assis.


Mary Margaret : … On l'appelle aussi dioxyde de carbone. Sa formule est CO2. (Mary Margaret s'arrête net lorsqu'elle entend Regina. Elle se lève de sa chaise et va à sa rencontre.)
Regina : Hum. Puis-je parler à mon fils ?
Mary Margaret : On est au beau milieu d'une leçon. C'est vraiment urgent ?
Regina : Vous croyez que je serais venue si ça ne l'était pas ? (Regina laisse Mary Margaret perplexe et prends son fils à part.)
Regina : Henry, j'ai une mauvaise nouvelle à t'annoncer. La femme que tu as fait venir ici - elle vient de se faire arrêter. Elle est entrée par effraction dans le cabinet du Dr Hopper et a volé ses dossiers. C'est une arnaqueuse professionnelle. Elle voulait en savoir plus sur nous pour pouvoir abuser de notre confiance. C'est pour ça qu'elle est restée en ville. Je suis vraiment désolée.
Henry :Non, tu l‘es pas.
Regina : Je sais que tu es persuadé du contraire, mais je veux simplement te protéger des personnes mal intentionnées. Ça va nous rapprocher tous les deux, tu verras. Tout va s'arranger maintenant. (La cloche sonne.)
Henry : La leçon est pas finie. Il faut que j'y aille. (Henry retourne vers Mary Margaret.)


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Bureau du shérif. Graham prend des photos d'identités d'Emma.


Emma : Vous savez que le psy a menti, hein ?
Graham : Profil droit, s'il vous plait. Pourquoi il aurait menti ?
Emma : C'est Madame le Maire qui l'a obligé à le faire. Elle doit savoir un truc sur lui. Et il a peur d'elle, comme tout le monde dans cette, euh… cette ville.
Graham : Profil gauche. (Emma se tourne vers la gauche) Regina peut paraître légèrement intimidante, mais je crois pas qu'elle irait jusqu'à monter un coup de ce genre.
Emma : Alors jusqu'où elle irait ? Dans quoi elle trempe ?
Graham : C'est le Maire. Elle trempe dans tout ici.
Emma : Y compris dans les affaires de la police ? (Henry et Mary Margaret rentrent dans la pièce.)
Henry : Coucou !
Graham : Henry ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?
Mary Margaret : Sa mère lui as dit ce qu'il s'était passé.
Emma : Evidemment qu'elle lui a dit. Henry, je sais pas ce qu'elle t'a raconté…
Henry : Franchement, t'es géniale !
Emma : Quoi ?
Henry : Je sais ce que t'as essayé de faire. T'es partie à la pêche aux infos… pour l'Opération Cobra.
Graham : Attendez, je… Je suis un peu perdu, là.
Henry : C'est un truc entre nous, shérif. Tout ce que vous devez savoir, c'est que Mademoiselle Blanchard va payer sa caution.
Emma : C'est vrai ? Pourquoi ?
Mary Margaret: Je… J'ai confiance en vous.
Emma : Bon, vous pouvez me retirer les menottes. Il faut que j'aille faire un truc.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Mairie de Storybrooke. Regina est assise derrière son bureau quand on entend un bruit. Elle se lève, regarde par la fenêtre et voit Emma en train de couper son pommier avec une scie électrique. Elle court à sa rencontre.


Regina : Je peux savoir ce que vous faites ?
Emma : Je ramasse des pommes.
Regina : Vous êtes devenue folle.
Emma : Non, c'est vous qui l'êtes. Si vous croyez que votre petit piège minable va suffire à me faire peur, il va falloir trouver mieux. Refaites-moi un coup pareil, et je reviens couper le reste du pommier. Parce que vous avez aucune idée de ce que, moi, je suis capable de faire. (Emma s'en va.) À vous de jouer.


SCÈNE : Royaume enchanté. Passé. Regina et un homme sont désormais seuls à l'endroit où elle a essayé de jeter le Sort noir.


L'homme : Au fond, c'est peut-être mieux ainsi. Les forces que tu invoques sont plus obscures que nous ne pouvons l'imaginer.
Regina : Oh. Qu'est-ce qu'il y a ? Tu cherches à me protéger maintenant ?
L'homme : C'est ce que j'ai toujours fait.
Regina : Je sais. Tu es le seul à le faire.
L'homme : Le seul but de ma vie est de te venir en aide.
Regina : Alors aide-moi à comprendre pourquoi le sort n'a pas marché.
L'homme : Si tu veux vraiment le savoir, tu dois retourner voir la personne qui a bien voulu te le céder au départ. La vengeance est une route sombre et terriblement solitaire. Une fois qu'on l'a empruntée, on ne peut plus revenir en arrière.
Regina : Je ne laisse rien derrière moi que je pourrais regretter.


SCÈNE : Royaume enchanté. Passé. Des souris sont en train de grignoter une pomme puis on voit Rumplestiltskin dans son cachot.


Rumplestiltskin : Nous sommes seuls, très chère. Tu peux te montrer. (Une des souris se transforme en fumée et Regina apparaît.)
Regina : Le sort que tu m'as donné - il n'a pas marché.
Rumplestiltskin : Oh. Tu es soucieuse. Tellement, tellement soucieuse. Comme Blanche-Neige et son charmant nouvel époux.
Regina : Plaît-il ?
Rumplestiltskin : Il sont venus me rendre visite, eux aussi. Ils vivent dans l'angoisse… Ils ont peur de toi et du sort.
Regina : Qu'est-ce que tu leur as dit exactement ?
Rumplestiltskin : La vérité. Que face aux ténèbres, nul ne peut rien. Excepté, bien sûr, leur enfant à naître. Car vois-tu, aussi puissant qu'ils soient, tous les sorts peuvent être rompus. L'enfant est la clé. Bine entendu, le sort doit d'abord être jeté.
Regina : Dis-moi pourquoi j'ai échoué.
Rumplestiltskin : Pour ça, il y a un prix à payer.
Regina : Qu'est-ce que tu veux ?
Rumplestiltskin : C'est simple. Dans ce nouveau monde, je veux une vie confortable. Je veux une vie agréable.
Regina : Très bien. Tu auras des terres. Tu seras riche.
Rumplestiltskin : Attends, je n'ai pas terminé. Il y a autre chose.
Regina : Avec toi, il y a toujours autre chose.
Rumplestiltskin : Oui, c'est vrai… Dans ce nouveau monde, si je viens te voir pour quelque raison que ce soit, tu devras satisfaire à la moindre de mes exigences. Tu devras faire tout ce que je te demanderai. À condition que je dise… « S'il te plaît ».
Regina : Tu es conscient que si je réussi, tu ne te rappelleras pas cette conversation.
Rumplestiltskin : Oh. Et bien dans ce cas, vas-y. Qu'est-ce que tu risques ?
Regina : Accordé. Que dois-je faire pour que la malédiction s'accomplisse ?
Rumplestiltskin : Tu dois sacrifier un cœur.
Regina : J'ai sacrifié celui de mon fidèle destrier.
Rumplestiltskin : Un cheval ? Je te donne le sort qui anéantit tous les autres, et toi tu crois qu'un cheval va suffire ? Un pouvoir aussi grand demande un grand sacrifice. Le cœur dont tu as besoin devra venir d'un être beaucoup plus… beaucoup plus précieux.
Regina : Dis-moi ce qui suffirait.
Rumplestiltskin : Le cœur de l'être que tu aimes le plus au monde.
Regina : Celui que j'aime le plus au monde est mort à cause de Blanche-Neige.
Rumplestiltskin : Oh. Et il n‘y a personne d'autre que tu aimes sincèrement ? Jeter un tel sort ne sera pas facile. La vengeance ne l'est jamais, ma douce. C'est pourquoi il y a une petite question que tu dois te poser. Jusqu'où es-tu prête à aller pour te venger ?
Regina : Aussi loin qu'il le faudra.
Rumplestiltskin : Dans ce cas, prouve-le, au lieu de nous faire perdre notre temps. Fais ce que tu as à faire. Tu sais très bien qui tu aimes. Alors va lui arracher le cœur.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Auberge Granny. Emma rentre dans sa chambre à l'hôtel et Granny est juste derrière elle.


Granny : Mademoiselle Swan ? Comment vous dire ça ? C'est affreusement gênant. Je vais devoir vous demander de partir. En fait, nous avons interdiction d'héberger des délinquants. Apparemment, il s'agit d'un arrêté local.
Emma : Laissez-moi deviner. Le bureau du Maire vient de téléphoner pour vous le rappeler.
Granny : Vous pouvez prendre le temps de faire vos valises, mais je dois reprendre la clé de la chambre. (Emma lui donne les clés.)


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Hôtel de ville. Regina est en train de ramasser les pommes qui sont tombées par terre. Graham arrive derrière elle.


Regina : Elle a dégradé des biens appartenant à la ville. Je veux qu'elle soit arrêtée.
Graham : Encore ?
Regina : Tu attends quoi pour le faire ?
Graham : Je suis pas convaincu que ce qu'elle ait fait justifie une arrestation. Et c'est pas du pommier que je parle, là. On sait tous les deux qu'elle a pas volé ce dossier.
Regina : Oh, tu crois ça ?
Graham : Elle a eu l'air plutôt surprise quand je lui ai dit de quoi elle était accusée.
Regina : C'est parce qu'elle n'aime pas se faire coincer.
Graham : Ou parce qu'on l'a piégée. Si c'est le cas, ça veut dire que le Dr Hopper a menti. Et s'il a menti, ça veut dire que quelqu'un lui a demandé de le faire. Tu penses pas que sa mauvaise conscience pourrait le pousser à avouer la vérité ?
Regina : Je crois surtout que ton attirance pour cette fille te fait perdre tout discernement. Mais n'oublie pas que tu n'es plus dans la cours du lycée, c'est moi qui t'ai fait shérif. Et que je peux te faire remplacer aussi vite.
Graham : Si tu veux que je l'arrête à nouveau, je le ferai.
Regina : Bien.
Graham : Mais elle va revenir à la charge. Et je sais que toi aussi tu vas revenir à la charge. Tu feras tout pour la forcer à s'en aller, tu finiras peut-être par y arriver.
Regina : Non, je vais y arriver. C'est mon fils. Et le mieux pour lui, c'est qu'elle parte.
Graham : Je sais que t'en es persuadée. Mais si les choses s'enveniment entre elle et toi, il me semble que celui qui va le plus en souffrir, c'est Henry.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Emma marche sur le trottoir et voit que sa voiture à une botte. Son téléphone sonne et quand elle répond, Regina parle. Elle marche vers sa voiture en même temps qu'elle parle.


Emma : Allô ?
Regina : Mademoiselle Swan ? Je pourrais continuer à vous montrer l'entendue de mes pouvoirs, mais je suppose que ça ne fera que vous conforter dans votre volonté de rester ?
Emma : Ça, c'est rien de le dire.
Regina : Dans ce cas, je pense qu'il est temps de faire une trêve. (Emma pose son manteau sur le siège de sa voiture et referme la porte en la claquant.)
Regina : Mon bureau est à cinq minutes en voiture. Ou vingt à pied, comme vous voulez. (Emma raccroche.)


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Hôtel de ville. Regina et Emma sont dans le bureau de Regina.


Regina : Avant toute chose, j'aimerais vous présenter mes excuses. J'y tiens.
Emma : Pardon ?
Regina : Il va falloir que j'accepte la réalité. Vous voulez rester ici.
Emma : Oui, c'est ce que je veux.
Regina : Et vous voulez me reprendre mon fils.
Emma : Attendez, que ce soit bien clair. Je n'ai jamais eu l'intention de le reprendre à qui que ce soit.
Regina : Alors, qu'est-ce que vous venez faire ici ?
Emma : Je suis pas faite pour être mère, ça me parait assez évident. Mais j'ai eu cet enfant, et aujourd'hui je m'inquiète pour lui. Alors je veux m'assurer qu'il va bien. Plus vous essayez de m'éloigner, moins j'ai envie de partir. Surtout quand je vois à quel point il est perturbé.
Regina : Vous le trouvez perturbé ?
Emma : Oui, il est suivi par un psy. Et j'ai eu le temps de lire quelques pages de son dossier avant que vous me fassiez arrêter. Mais ça, c'est un autre problème. Il croit que tous les habitants de cette ville sont des personnages de contes.
Regina : Et vous, non ?
Emma : Soyons sérieuses une seconde. Ce pauvre gamin fait pas la différence entre l'imaginaire et la réalité. Et ça empire de jour en jour. C'est complètement dingue. (Henry, qui a tout entendu, apparaît derrière elle.)
Henry : Tu crois que je suis dingue ?
Emma : Henry… (Henry s'enfuit en courant.) Il est là depuis combien de temps ?
Regina : Suffisamment longtemps.
Emma : Vous saviez qu'il allait venir.
Regina : Est-ce que je sais que mon fils vient me voir au bureau à 17 heures précises tous les jeudis pour que je l'emmène dîner avant sa séance chez le Dr Hopper ? Bien sûr que je le sais. Je suis sa mère. À vous de jouer.
Emma : Vous n'avez pas de cœur. Qu'est-ce qui vous a rendu aussi odieuse ? (Emma s'en va.)


SCÈNE : Royaume enchanté. Passé. Palais sombre. Regina marche le long d'un couloir de son palais et les miroirs sur le mur s'animent tour à tour.


Le Miroir : Que s'est-il passé ? Qu'a-t-il répondu ? Que vas-tu faire ? Ma Majesté ? Ma Majesté ? (Regina entre dans une salle où l'homme, qui s'appelle Henry Sr, est en train d'allumer des bougies.)
Henry Sr: Est-ce que Rumplestilitskin t'a dit ce que tu voulais savoir ?
Regina : Oui.
Henry Sr: Alors ?
Regina : Je ne sais pas si je devrais te le dire. J'avoue que j'hésite.
Henry Sr: C'est si terrible que cela ? Je peux peut-être t'aider.
Regina : Je dois arracher le cœur de l'être que j'aime le plus au monde.
Henry Sr: Moi ?
Regina : Papa, je ne sais pas quoi faire.
Henry Sr: Ma chérie, je t'en conjure. Rien ne t'oblige à aller jusque là.
Regina : Mais je ne peux pas continuer comme ça.
Henry Sr: Dans ce cas, tourne la page. Tu vas penser que je dis ça dans mon propre intérêt, mais tu n'es pas forcée de jeter le sort noir.
Regina : Si, je le suis. Je ne supporte plus de vivre ainsi. Quand je pense à ce que Blanche-Neige m'a fait subir, à ce qu'elle m'a pris. La colère que je ressens me ronge de l'intérieur. Le simple fait qu'elle existe m'est insupportable. Elle doit être punie pour le mal qu'elle m'a fait.
Henry Sr: Mais, si le prix à payer est un vide en toi que tu ne pourras jamais combler, pourquoi t'obstiner ? Cesse de te morfondre, de penser constamment à Blanche-Neige. Fais table rase du passé. On pourrait recommencer une nouvelle vie.
Regina : Mais quel genre de vie ? Tout ce que j'ai créé, ce pour quoi je me suis battue, sera anéanti. Mes pouvoirs disparaîtront un à un. Ils disent déjà que ne suis plus rien.
Henry Sr: Le pouvoir est très attirant. Mais l'amour l'est aussi. Tu pourrais aimer à nouveau. (Regina tombe dans les bras de son père.)
Regina : Je voudrais seulement être heureuse, moi aussi.
Henry Sr: Tu le seras, j'en suis certain. Si on nous accorde une autre chance, nous parviendrons à trouver le bonheur. Toi et moi. Mais c'est à toi de choisir ta voie.
Regina : Je crois que tu as raison. Je peux être heureuse… mais pas ici. (Regina arrache le cœur de son père.) Je te demande pardon…


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Appartement de Mary Margaret. Celle-ci est chez elle, en train de coudre quand on frappe à sa porte. Elle va ouvrir et découvre Emma derrière sa porte.


Emma : Salut. En fait, je suis venue pour vous remercier et… vous rembourser pour la caution. (Emma donne une enveloppe à Mary Margaret.)
Mary Margaret: Vous avez l'air d'avoir besoin de parler.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Appartement de Mary Margaret. Emma est maintenant attablée chez Mary Margaret et boit un chocolat chaud. Mary Margaret arrive avec des biscuits.


Emma : De la cannelle ?
Mary Margaret : Oh, oui pardon. J'aurai dû vous demander avant. J'ai des goûts un peu bizarres. Ça vous dérange ?
Emma : Pas du tout. Non merci. Quand vous avez payé ma caution, vous avez dit que vous aviez confiance en moi. Pourquoi ?
Mary Margaret : C'est très étrange. Dès que vous êtes arrivée, j'ai eu l'impression qu'on se connaissait déjà depuis pas mal de temps. Je sais que ça peut paraître dingue mais…
Emma : Je commence à réviser sérieusement ma définition du mot « dingue ».
Mary Margaret : En tout cas moi, je crois que vous êtes innocente.
Emma : Vous parlez du vol de dossier, ou en général ?
Mary Margaret : Je sais pas, comme vous préférez.
Emma : Finalement quoi que les gens d'ici croient ce que j'ai fait ou pas, je m'en vais. Je vous remercie pour tout mais, je crois que ça vaut mieux. Si je reste, Henry risque de souffrir par ma faute.
Mary Margaret : Qu'est-ce qu'il fera si vous partez ? Je crois que la raison pour laquelle vous voulez partir devrait au contraire vous inciter à rester. Vous tenez beaucoup à lui. Qui va protéger Henry si vous, vous le faites pas ?


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Cabinet du Dr Hopper. Henry est sur le canapé du bureau d'Archie.


Archie : Tu es sûr que tu ne veux pas qu'on en parle ? Tu sais que ce parapluie est un peu mon porte-bonheur. C'est pour ça que tu penses que je suis Jiminy Cricket ?
Henry : Non, je pense que vous êtes personne. (Emma ouvre la porte.)
Archie : Mademoiselle Swan ! Laissez-moi vous expliquer. Regina m'a obligé à…
Emma : Je sais. Vous en faites pas, je comprends. Henry, excuse-moi pour tout à l'heure.
Henry : J'ai pas envie te de parler.
Archie : Si elle apprend que vous êtes encore là…
Emma : Elle, on s'en fout. (Emma vient s'asseoir en face d'Henry.)
Emma : Ecoute, la seule raison pour laquelle je suis restée, c'est toi. Je voulais te connaitre un peu mieux.
Henry : Mais tu crois que je suis dingue.
Emma : Non, c'est cette Malédiction qui est dingue. Ça, c'est clair. Mais ça veut pas dire que ton histoire est fausse. Même avec beaucoup de bonne volonté, la plupart des gens auront du mal à y croire. Mais quand on y pense, il se passe des tas de trucs dingues dans le monde. Alors qu'est-ce que j'en sais ? Peut-être bien que c'est vrai.
Henry : Mais tu as dit à ma mère que…
Emma : Je lui ai dit ce qu'elle voulait entendre. La seule chose dont je suis sûre, c'est que si ce sort est bien réel, le seul moyen de rompre la malédiction, c'est de réussir à convaincre la Méchante Reine que nous, on croit pas à toute cette histoire. Comme ça au moins, elle nous laisse tranquille. C'était bien ça, le but de l'Opération Cobra, non ? La mettre sur une fausse piste.
Henry : Bien vu !
Emma : J'ai lu les dernières pages et tu as raison. Elles sont très dangereuses. Alors je connais qu'un seul moyen de s'assurer qu'elle puisse pas les lire. (Emma jette les pages dans le feu de la cheminée.) Maintenant, on a l'avantage sur elle.
Henry : (Henry se lève du canapé et fait un câlin à Emma.) Je savais que tu finirais par m'aider.
Emma : Oui, c'est pour ça que je suis là. Et rien au monde, pas même un sort, ne pourra m'en empêcher.


SCÈNE : Royaume enchanté. Passé. Regina est revenue à l'endroit où elle a essayé de jeter le Sort noir. Elle sort un cœur du coffre qu'elle tient dans les mains et le jette dans le feu. Une grosse fumée noire apparaît ainsi que des éclairs verts. La fumée se répand alors très vite. Une fois la fumée dissipée, Regina se dirige vers une tombe et y dépose une rose noire.


Regina : Je t'aime, papa. (La caméra tourne et on peut lire le nom « Henry » gravé sur la tombe.)


SCÈNE : Storybrooke. Présent Emma et Henry sortent ensemble de chez Archie et marchent dans la rue. Dans son jardin, Regina nettoie encore son pommier. M. Gold arrive vers elle.


M. Gold : Quelle pagaille.
Regina : Plus pour longtemps. Je peux faire quelque chose pour vous, M. Gold ?
M. Gold : J'étais dans le quartier. Je me suis dit que j'allais passer. Ça fait plaisir de vous voir d'aussi bonne humeur.
Regina : La journée a été excellente. Je viens de débarrasser la ville d'une nuisance indésirable.
M. Gold : Emma Swan. Ah oui ?
Regina : Oui. J'imagine qu'à cette heure-ci, elle n'est plus très loin de Boston. (M. Gold cueille une pomme de l'arbre.)
M. Gold : Oh. Ça, ça m'étonnerais. Je viens de la voir flâner dans le centre-ville avec votre fils. Ils ont l'air de s'entendre à merveille, ces deux-là.
Regina : Quoi ?
M. Gold : Vous auriez peut-être du venir me voir. Si Mademoiselle Swan s'avère être un problème que vous ne pouvez résoudre seule, je serai ravi de vous offrir mon aide. Pour un bon prix, bien entendu.
Regina : Vous ne me ferrez plus jamais conclure un marché avec vous.
M. Gold : À quel marché faites-vous allusion ?
Regina : Vous le savez très bien.
M. Gold : Oh, oui, c'est vrai. Vous parlez du garçon que je vous ai procuré. Henry. Je vous ai déjà dit que j'aimais beaucoup ce prénom ? Comment vous l'avez choisi ?
Regina : Vous vouliez qu'elle vienne ici. Vous vouliez que tout ça se produise. Avouez-le. En réalité, vous n'avez pas choisi Henry par hasard.
M. Gold : Qu'insinuez-vous ?
Regina : Où l'avez-vous trouvé ? Vous savez quelque chose ?
M. Gold : Je ne vois pas du tout de quoi vous parlez.
Regina : Moi je crois que si. Qui est cette femme, sa mère, cette… Emma Swan ?
M. Gold : Je suis sûr que vous croyez savoir avec certitude qui elle est. Maintenant, je vais devoir vous laisser. (M. Gold commence à s'en aller mais Regina se poste devant lui pour l'arrêter.)
Regina : Dites-moi ce que vous savez à propos de cette femme.
M. Gold : Je ne vais pas vous répondre, très chère. Alors je vous conseille de me laisser passer. S'il vous plait. (M. Gold croque la pomme qu'il avait dans sa main et quitte le jardin de Regina. Il laisse tomber la pomme derrière lui et Regina le regarde partir, visiblement choquée.)


FIN


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